Avoir Lieu

Recherche et expérimentation sur 2 axes, concernant le spectacle vivant et le mode de partage des arts en général :

1/ les dispositifs d’accueil public en présentiel covid-compatibles

2/ les formes hybrides présentiel/distanciel, en multicanal et interactives

La mutation des modes de partage des arts avec un public, précipitée par la crise sanitaire de 2020, correspond à un changement profond de paradigme qui avait déjà commencé. Certaines pratiques à la marge, en avance sur la prise en compte concrète des défis qui se précisent aujourd’hui, se sont montrées plus à même de poursuivre leur travail, parce que les équipes travaillaient déjà sur des formes compatibles avec les obstacles posés par la crise sanitaire, ou bien parce qu’elle ont su rapidement s’adapter aux nouvelles contraintes. Toutes ces initiatives sont précieuses, parce qu’elles continuent de proposer et d’envisager du possible, et parce qu’elles constituent aussi une source d’inspiration vivifiante pour la continuité du partage des arts à plus long terme, favorisant à la fois la diversité des formes artistiques crées et celle de publics aux sensibilités et aux usages différents.

Le programme « Avoir Lieu » de La Marge Heureuse visa à faire connaître ces initiatives, à encourager la poursuite de ces recherches et expérimentations, et à permettre à plus d’équipes artistiques, techniques, de médiation et de communication, et d’universitaires, de se rassembler, aussi avec le grand public, pour s’en saisir collectivement et en inventer d’autres ensemble.

Notre programme vise à travailler sur :

1/ des dispositifs d’accueil public covid-compatibles en coprésence, conçus par rapport aux contraintes sanitaires (jauges réduites, distanciation, aération, limitation de l’aérosolisation et des contacts, port du masque…). Il s’agit d’identifier des dispositifs déjà mis en place (spectacles en vitrines, concerts drive avec spectateurs en voiture, criées en bas d’immeubles, défilés en rue fermée avec public au balcon…) et d’en inventer de nouveaux. Leur mise en place n’est pas encore évidente et nécessite à chaque fois de nouvelles négociations avec les autorités, des montages contractuels particuliers ou bien des actions précaires sans autorisations : comment faciliter ces procédures à l’avenir ?
Nous souhaitons explorer collectivement différents dispositifs de représentation qui rebondiront de manière constructive sur ces contraintes, et dont les modalités pourraient ensuite être chartées et proposées aux autorités pour être officiellement validées comme compatibles avec de telles crises (et constituer une sorte de catalogue / boîte à outils utilisable immédiatement en cas de nouvelle crise).

2/ le développement d’œuvres scéniques (hybrides coprésence/distanciel), en multicanal, interactives, des œuvres polymorphes accessibles simultanément via différents canaux : dans un même espace physique (coprésence proche ou éloignée, fixe ou mobile, directe ou à travers une façade vitrée, etc.) et en distanciel (via vidéo live, applications, réseaux sociaux, audio du téléphone, plateformes de jeux vidéo, radio/webradio, web-based live performances, etc.). L’objectif est de renforcer la résilience de ces œuvres, tout en rassemblant des publics aux usages différents (notamment les jeunes), les personnes en situation de handicap ou éloignées géographiquement, en interaction réelle avec eux. Une attention particulière sera donnée aux solutions low-tech (raisons économiques et écologiques), aux interfaces low code ou no code, et aux solutions techniques permettant de s’affranchir le plus possible des géants du web.

La poursuite de ces objectifs cherchera aussi à prendre en compte des contraintes liées à l’impact environnemental et social, l’accessibilité technique et économique des pratiques, les compétences requises :

 

  • faire un état des lieux des pratiques artistiques et de la recherche concernant les formes de création et de médiation liées aux deux axes de notre recherche,

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  • engager la réflexion collective et l’expérimentation pratique au sein de groupes tripartites (personnes issues d’équipes artistiques et techniques, de médiation et communication, de la recherche universitaire),

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  • produire et documenter des processus de création aboutissant à des formes et dispositifs innovants,

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  • susciter l’intérêt et une implication concrète du grand public dans la création de ces formes alternatives,

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  • essaimer ces résultats auprès des professionnels du spectacle vivant, des universitaires et du grand public pour encourager le développement de ces pratiques innovantes.

 
Les résultats de nos actions :

     

  • mise à disposition gratuite d’un ensemble de ressources (actes de journées d’études, base de données, outils concrets) principalement à l’attention des équipes artistiques et techniques,

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  • contribution à l’émergence d’un vocabulaire commun découlant de ces nouvelles pratiques afin de faciliter les échanges pour les professionnels du spectacle vivant avec les institutions, les universitaires et le grand public,

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  • proposition de chartes aux autorités pour des dispositifs d’accueil public en présentiel et de pratiques artistiques compatibles avec la circulation d’un virus respiratoire (chartes, évaluation des risques) pour faciliter l’organisation de spectacles en cas de crise sanitaire,

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  • création d’un réseau pérenne entre les différents acteurs du programme pour poursuivre ces actions sur le long terme, aussi en lien avec d’autres réseaux au niveau national et européen.

Le programme « Avoir Lieu » est en cours de structuration depuis octobre 2020. Le véritable lancement du programme aura lieu au cours de la saison 2021/22.

Quelques actions de préfiguration sont mises en place par nos partenaires. D’autres actions sont actuellement en cours d’élaboration ailleurs en France et à l’étranger (notamment en Roumanie) avec d’autres partenaires.

Certaines actions, liées au développement en cours de ce site Internet et à d’autres moyens de communication, permettront de rassembler des personnes intéressées par nos axes de recherche, depuis d’autres territoires, sur des actions plus larges. Il s’agit notamment d’une collecte destinée à recenser et partager des initiatives correspondant à nos deux axes de travail.

Nos deux axes de recherche et d’expérimentation se déploient autour de quatre types d’actions :

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  • la collecte et la mise en commun d’informations relatives à des propositions artistiques et techniques liées à nos deux axes de recherche et d’expérimentation. Une base de données permettra ensuite l’accès libre et gratuit à ces différents éléments. Cette collecte se fera par la mise en ligne et la diffusion d’un formulaire à compléter.

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  • la réflexion collective par des interactions en ligne mais aussi la mise en commun d’actualités, l’organisation de journées d’études en lien avec le milieu universitaire, ou encore de rencontres publiques donnant la paroles à des personnes partageant leur savoir, leurs compétences et leurs expériences au sujet des avancées concernant nos deux axes de recherche :

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    1. les actions concrètes permettant de réduire les risques de transmission d’un virus respiratoire (circulation d’air, contact, etc.),
    2. les possibilités offertes aux équipes artistiques/techniques et aux équipes de médiation/communication par un canal en particulier (audio du téléphone, vitrines en boutiques, plateformes de jeux vidéo, live sur réseaux sociaux, etc.) ou par les interactions en multicanal.

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  • l’organisation et la coordination de recherches pratiques en groupes tripartites comprenant des professionnel.le.s des domaines artistiques/techniques, médiation/communication et universitaires. En parallèle, principalement autour de Clermont-Ferrand et dans le sud de l’Île-de-France (2 groupes de travail pour l’instant, élargissement à d’autres groupes envisagé). En parallèle, nous avons la volonté de mettre en place des échanges avec d’autres groupes indépendants qui travaillent sur des pistes communes.

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  • la remontée des résultats de nos actions vers les autorités pour influencer les politiques culturelles et également aider à une meilleure prise en compte des réalités de terrain. Il s’agit notamment de la nécessité de faire valider officiellement certains dispositifs d’accueil public en présentiel comme « covid-compatibles », c’est-à-dire comme réduisant suffisamment le risque de transmission d’un virus respiratoire pour pouvoir être autorisés en cas de crise sanitaire similaire.

Pour nous rejoindre ou suivre nos actions : cliquez ici

Actions de nos partenaires, en amont du programme :

Sam 27/03/2021

14:00 – 17:00

à la Cour des Trois Coquins avec le Théâtre du Pélican, Clermont-Ferrand (63)

Rencontre avec deux groupes d’adolescents participant à des ateliers du Théâtre du Pélican, dans le cadre de la Journée Mondiale du Théâtre.

Organisée par La TraverScène, partenaire du programme « Avoir Lieu » 2021/22.

En amont du programme « Avoir Lieu », il s’agit de repérer les modes d’interaction et les moyens disponibles pour impliquer des groupes d’adolescents et jeunes adultes dans la réflexion collective. Quels sont les liens possibles entre leurs pratiques communicationnelles au quotidien et le spectacle vivant ?

Lun 03/05/2021

14:30 – 17:00

via Zaoum – Espace d’artistes, Clermont-Ferrand (63)

via Anis Gras, le Lieu de l’Autre, Arcueil (94)

 

UNIQUEMENT en visioconférence Zoom

Réservation / lien de connexion :

Mail ici !

Table-ronde « Spectacle vivant et vitrines »

Organisée par La TraverScène et Anis Gras – le Lieu de l’Autre, partenaires du programme « Avoir Lieu » 2021/22.

En amont du programme « Avoir Lieu », nos partenaires proposent une table ronde sur le thème « Spectacle vivant et vitrines » afin de donner la parole à six artistes et représentant.e.s de structures culturelles accueillant des propositions artistiques en vitrines. Ces échanges seront l’occasion d’une réflexion sur la place des artistes en vitrines, les imaginaires qui y sont associés et le contexte dans lequel s’inscrivent ces démarches artistiques. Ces retours d’expériences proposeront des exemples concrets de dispositifs mis en place pour répondre aux contraintes inhérentes à cet espace particulier. Ils constituent une introduction stimulante au programme « Avoir Lieu » pour 2021/22.

Via Zaoum – Espace d’artistes : Marion Arnoux, en charge de la direction artistique et de la coordination à Zaoum – Espace d’artistes ; Yolande Barakrok, scénographe, « Les Vitrines Intérieures », compagnie Les Barbaries de Barakrok ; Barthélemy Bompard, metteur en scène, « Tout va bien », Cie Kumulus ; modération : Julien Daillère.

Via Anis Gras, le Lieu de l’Autre : Ségolène Thuillart, performeuse multicasquettes ;  Antoine Cafaro et Ellen Huynh Thien Duc de la Compagnie Les Buveurs de Thé ; modération : Pauline Redeger et Lila Giraud.

Bientôt la possibilité de revoir cette visioconférence ici (avant fin mai 2021).

Mer 05/05/2021

14:30 – 16:00

Uniquement par l’audio du téléphone (conférence téléphonique) en composant le :
04 44 05 01 94.

Pour demander la parole, envoyer « nom / prénom » par sms :
au 06 65 90 03 15.

Inscription :
Mail ici !
ou 06 65 90 03 15

Table-ronde « Spectacle vivant et téléphone »

Organisée par La TraverScène via le Centre Dramophonique National Le allÔ, en tant que partenaire du programme « Avoir Lieu » 2021/22.

En amont du programme « Avoir Lieu », notre partenaire propose une table ronde sur le thème « Spectacle vivant et téléphone » (canal distanciel non numérique via l’audio du téléphone) afin de donner la parole à 4 personnes impliquées dans cette pratique. Depuis la théâtrophone (qui n’était pas vraiment un téléphone) grâce auquel Marcel Proust écoutait les opéras de Wagner, la vie culturelle est ponctuée d’initiatives artistiques qui se sont construites autour du téléphone. Une introduction stimulante au programme « Avoir Lieu » pour 2021/22.

Avec la participation de : Thierry Robert, comédien, compagnie DF ; Charlotte-Amélie Veaux, exploratrice d’expériences immersives avec UXmmersive et co-fondatrice d’Onyo, le monde inouï ; Valérie Vogt, comédienne et intervenante pour « Au creux de l’oreille » porté par La Colline ; Céline Ahond, Artiste visuelle et performeuse.

Voir le minutage des interventions et thèmes abordés.

Déroulé avec notions clés et références citées :

TR : Thierry Robert, comédien, compagnie DF
CAV : Charlotte-Amélie Veaux, exploratrice d’expériences immersives avec UXmmersive et co-fondatrice d’Onyo, le monde inouï
VV : Valérie Vogt, comédienne et intervenante pour « Au creux de l’oreille » porté par La Colline
CA : Céline Ahond, Artiste visuelle et performeuse.
JD : Julien Daillère, modération.

00:00 : JD / Mot d’accueil
03:20 : JD / Présentation de Thierry Robert (TR)
04:30 : TR / « Les Anatolies » par téléphone, 10 professionnels et 40 amateurs : https://www.dfcompagnie.com/saison-18-19-c
06:40 : TR / « un public singulier » / « seul »
08:08 : TR / la lecture au téléphone n’est pas un acte théâtral
09:00 : TR / « une relation intime »
09:55 : JD / Question à TR sur un rapprochement de l’acte théâtral à travers le développement de l’interactivité via des conférences téléphoniques
10:38 : TR / Réponse : « une forme vivante différente » par téléphone
13:32 : JD / Présentation de Charlotte-Amélie Veaux (CAV)
14:30 : CAV / Les expériences immersives autour du monde
16:08 : CAV / Présentation d’une forme par téléphone : Candle House Collective : https://candlehousecollective.com/
17:37 : CAV / Candle House Collective : intimité, langage corporel invisible
19:49 : CAV / Candle House Collective : l’anonymat du téléphone
20:48 : CAV / Telelibrary : une fausse machine présentée comme un service de lecture par téléphone : https://www.yannickto.com/telelibrary
23:40 : CAV / Telelibrary : improvisation et interactivité
24:50 : CAV : détournement du médium téléphone, cohérence entre dispositif et contenu
26:00 : CAV / Intimité, quotidien du téléphone, distance, interactivité, tête-à-tête
26:57 : CAV / Liberté d’imaginaire grâce à l’audio sans image
27 :30 : CAV / Intégration du téléphone dans des dispositifs plus vastes : Pandora Network : http://pandoranetwork.online/
28 :38 : CAV / Intégration du téléphone dans des dispositifs plus vastes : Enterre-moi mon amour : https://www.arte.tv/sites/webproductions/enterre-moi-amour/
30 :00 : JD / Comment nommer l’expérience ressentie ?
30:18 : CAV / « performance », « jeu », « zone de flou », « fiction interactive » et théâtre par « sentiment de présence »
32 :06 : JD / Présentation de Valérie Vogt (VV)
33:40 : VV / Lectures de textes via le Théâtre de La Colline
35:00 : VV / Rencontre avec la professeure de français Murielle Faure : lecture de textes pour des élèves en apprentissage du français
36:07 : VV / Genèse d’une action d’éducation artistique et culturelle par téléphone, intimité à distance, autour de « Zone à étendre » de Mariette Navarro : https://www.colline.fr/sites/default/files/cp-creux-oreille-grenoble.pdf
38:12 : VV / téléphone et théâtre : trac, inconnu, improvisation, le charnel dans la voix
39:49 : JD / Question sur les aspects techniques des enregistrements par téléphone
40:09 : VV / Enregistrement sur un répondeur du Théâtre de La Coline. Podcast disponible : https://podcast.ausha.co/au-fil-des-classes-le-podcast-de-lyceens/au-creux-de-l-oreille-projet-d-education-artistique-et-culturelle
41:30 : VV / Toucher de nouveaux publics et conter par téléphone : ehpad, hôpitaux, etc.
42:41 : CAV / Question à VV et TR sur l’éventuelle poursuite d’actions par téléphone après la réouverture des théâtres
43:42 : VV / Indépendamment de la pandémie, le téléphone est une autre forme d’art
44:33 : CAV / Aller à la rencontre des publics « empêchés » : comment faire connaître ces initiatives auprès des écoles, hôpitaux, ehpad, prisons ?
45:52 : JD / Comme le numérique, le téléphone s’affranchit du local et du territoire, et cela pose la question de la visibilité
46:29 : VV / Le téléphone n’a pas de frontières / Le téléphone ne ment pas
47:18 : CAV / Faire savoir au public que le téléphone n’est pas un sous-théâtre et développe son propre langage
48:35 : VV / « L’aventure a débouché sur un petit objet sonore » avec « les retours jeunes gens, des élèves » (action du Théâtre de la Colline) : Podcast disponible (même lien que ci-dessus) : https://podcast.ausha.co/au-fil-des-classes-le-podcast-de-lyceens/au-creux-de-l-oreille-projet-d-education-artistique-et-culturelle
51:12 : JD / « une autre forme de rituel dans la rencontre » / évolution du théâtre de la forme à la relation proposée au public
52:35 : JD / Présentation de Céline Ahond (CA)
54:03 : CA / La performance : le vivant dans les arts visuels / parler est-il une écriture ? / Le téléphone comme fil conducteur de son travail
55:40 : CA / L’inconnu qui appelait toutes les Céline de Strasbourg
56:19 : CA / Marches publiques et cabines téléphoniques qui sonnent
57:57 : CA / « Créer de la situation de performance qui dit se voir en train de regarder » / la puissance du téléphone : « l’image mentale »
58:42 : CA / Création d’une ligne téléphonique parallèle pour des actions artistiques avec affichage du numéro dans l’espace public (panneaux, stickers)
01:02:08 : CA / Exposition « Sans contact » pendant le confinement : un serveur vocal interactif qui renvoie vers d’autres numéros de téléphone
01:03:29 : CA / Des téléphones en carton dans une maison d’arrêt
01:04:40 : JD et CA / Le téléphone : premier théâtre des enfants, le « semblant pour de vrai »
01:05:45 : CA / Le geste de tenir un téléphone engage le corps : « une écriture par l’oralité »
01:06:45 : CA / Barbara Stiegler et le contact avec les étudiants d’université / téléphone et pouvoir sur le corps
01:08:51 : CAV / Téléphone et visioconférence / L’impensé des cours sur Zoom : podcast « Le code a changé » de Xavier Delaporte, épisode notamment sur les cours en Zoom : https://www.franceinter.fr/emissions/le-code-a-change/coince-dans-zoom-avec-hubert-guillaud
01:11:55 : CA / Le rapport autoritaire au corps par l’image
01:12:17 : VV / L’échec d’un rassemblement sur Zoom après une action menée au téléphone : le poids de l’image, sans la magie du téléphone
01:14 :08 : JD / Le téléphone débarrasse du choix de priver l’autre de son image, pas d’enjeu
01:15:35 : CAV / En visioconférence : le reflexe de regarder sa propre image, de la contrôler / Détournement de l’attention / Intrusion dans l’intime
01:17:45 : JD / Visioconférence et selfie
01:20:10 : JD / Textes lus aux personnes décrochant le combiné d’une cabine téléphonique par Emmanuel Lambert : « Quelque part, une cabine… » : https://www.bullesdezinc.fr/cabinetelephonique
01:21:10 : CA / « La place du téléphone dans notre rapport à l’image » / Le téléphone comme « ellipse », « hors champs », « imaginaire » notamment dans le cinéma
Conclusion.

Groupe Facebook « Artistes au téléphone » : https://www.facebook.com/groups/artistes.au.telephone/
Avec les soirée Jeudi Ouvert chaque jeudi de 21:00 à 22:30 au 04 44 05 01 94.

Centre Dramophonique National Le allÔ : http://www.cdn-leallo.fr/

Ven 07 et Sam 08/05/2021

10:00 – 17:00

à Anis Gras, le lieu de l’autre, Arcueil (94)

Atelier de sensibilisation aux 2 axes de travail du programme « Avoir Lieu »

Organisé par La TraverScène et Anis Gras – le Lieu de l’Autre, partenaires du programme « Avoir Lieu » 2021/22.

Organisation d’une session de travail sur 2 jours, en priorité pour les artistes résidents d’Anis Gras – le Lieu de l’Autre, à Arcueil (94). Cette action vise à faire connaître le programme « Avoir Lieu » dont Anis Gras – le Lieu de l’Autre accueillera des sessions de travail en 2021/22.

Programme « Avoir Lieu » 2021-2022 (en cours d’élaboration) :

11/2021

2 jours

Lieu (en cours) à Clermont-Ferrand (63)

Présentation des 2 axes de travail du programme « Avoir Lieu » à Clermont-Ferrand (63) et lancement du programme.

En cours d’élaboration

2022

Journées d’études / Lancement du programme « Avoir Lieu »

Un état des lieux de l’existant en ce qui concerne les pratiques et les outils d’analyse disponibles pour des formes liées aux deux axes du programmes « Avoir Lieu » : réactualisation d’anciennes pratiques (mise en perspective historique), popularisation de pratiques jusqu’alors confidentielles ou bien invention de processus de création spécifiquement adaptés à la crise sanitaire. Ce sera l’occasion de présenter les objectifs du projet et son déroulement.

Chaque journée aura lieu simultanément en deux endroits différents : à Clermont-Ferrand et en Île-de-France, avec un système de visioconférence pour relier les deux salles.

Du lun 28/02 au sam 12/03/2022 pour l’Île-de-France :

à : Anis Gras, le Lieu de l’Autre, Arcueil (94)

à : La Générale, Paris (75014)

 

En amont ou en aval (entre 02 et 05/2022) pour le Puy-de-Dôme.

Réflexion collective / expérimentation / mise en pratique en public / documentation

Mise en place de sessions de réflexion collective (en groupe entier, à Clermont-Ferrand et en Île-de-France) : initiées par l’intervention (accessible à un large public, en coprésence et en visioconférence) d’une personnalité experte sur les aspects techniques d’un canal communicationnel en particulier, présentiel ou distanciel (au sujet d’une plateforme de visioconférence, de conférence téléphonique ou de jeu vidéo, sur les risques de contamination d’un virus respiratoire par circulation d’air, etc.). Chaque session de travail se poursuit par une séance de réflexion collective destinée à identifier un nombre limité de pistes d’expérimentation.

Puis, séparation du groupe de travail en plusieurs sous-groupes tripartites (équipes artistiques et techniques, équipes médiation et communication d’organisations culturelles, universitaires) ayant chacun pour mission de travailler sur une des pistes d’expérimentation identifées collectivement. Chaque sous-groupe est accueilli en résidence par un lieu partenaire pour environ une semaine de recherche associant expérimentation et documentation, terminée par une mise en place pratique lors d’un partage avec le public.
La documentation est notamment accompagnée par des universitaires sur deux dimensions :  une approche ethnographique « sur le vif » des processus de création à l’oeuvre et une documentation pour conservation. Des ateliers de réflexivité, tout au long du temps de résidence, permettent d’associer les artistes aux manières de documenter, nommer et archiver leurs processus de création en train de se faire (entretiens d’explicitation, dispositifs collaboratifs). La collaboration avec les enseignant.e.s-chercheur.e.s peut éventuellement accueillir la participation d’étudiant.e.s.

2022

Validation de dispositifs d’accueil public en coprésence dits « covid-compatibles »

En parallèle des concerts et spectacles tests réalisés ici et là en 2020, dans des salles de grande capacité et avec des moyens conséquents, il est essentiel de :

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  • développer d’autres solutions pour d’autres contextes : des dispositifs capables de réduire significativement le risque de transmission d’un virus respiratoire et qui sont adaptés à de plus petites structures, à mettre en place à l’intérieur de lieux de petite taille ou bien à l’extérieur ;

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  • rédiger les chartes relatives à une sélection de tels dispositifs d’accueil public en coprésence, considérés « covid-compatibles » ;

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  • transmettre ces chartes aux autorités compétentes, aux Ministères de la Culture et de la Santé, pour avis et validation, pour qu’elles soient ensuite transférées au Ministère de l’Intérieur, chargé de les diffuser auprès des préfectures et des collectivités.

2022

Présentation des résultats du programme « Avoir Lieu » 2022

Journée d’étude présentant les résultats des recherches en groupes tripartites.

Partage de la collecte.

Edition des actes des journées d’études.

Développement de nouvelles fonctionnalistés de partage d’information et de mise en lien via le site Internet www.lamargeheureuse.com.

Pour nous rejoindre ou suivre nos actions : cliquez ici

Voici quelques unes des valeurs que nous souhaitons porter à travers ce programme :

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  • nous considérons comme essentielle la possibilité d’un partage en coprésence des œuvres, et que même des œuvres entièrement conçues pour un partage distant pourraient s’enrichir d’inventer des versions accessibles via la coprésence (peut-on parler de canal présentiel ou « coprésentiel » ?) ;

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  • s’il est question de virage, nous préférons penser en termes de « virage distanciel » plutôt que de « virage numérique », parce que les canaux distanciels non numériques (entendons ici « hors Internet ») comme l’audio du téléphone ou les ondes radio, offrent non seulement d’autres possibilités de création mais sont bien souvent plus accessibles au plus grand nombre. La crise sanitaire a renforcé la perception d’une réelle fracture numérique inhérente aux capacités de chacun.e à acheter certains équipements, à les utiliser ou à accéder à l’infrastructure qui leur est nécessaire ;

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  • l’hybridation est une réalité concrète aussi bien dans le tissage des différentes disciplines artistiques au sein des œuvres qu’entre les compétences d’équipes autrefois pensées comme opérant dans des domaines distincts : les outils des équipes de médiation et de communication deviennent des outils de création. Les lieux culturels pourraient être amenés à repenser leur manière d’accueillir les équipes artistiques et techniques à travers la mobilisation de leurs personnels autour du partage de ces nouvelles formes avec le public. L’équipe de médiation aura-t-elle la charge d’une « régie plateau virtuelle » ? Cela pose des questions de formation et de disponibilité.

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  • la retransmission audiovisuelle des spectacles, concerts, expositions est trop souvent un pis-aller, elle n’est pas une alternative enviable pour l’avenir du partage des arts lorsqu’elle ne s’inscrit pas véritablement dans une démarche artistique concertée. D’une part, l’encouragement des pouvoirs publics à la captation audiovisuelle, au-delà du coût des subventions qui lui sont allouées, a un impact non négligeable sur l’imaginaire des équipes artistiques et techniques quant à la manière de se relever de cette crise. D’autre part, on pourrait se demander pourquoi des programmateur.ice.s professionnel.le.s de spectacle vivant auraient véritablement besoin de plus qu’une captation en plan large avec une qualité de son et de vidéo correcte, ainsi qu’il est possible d’en faire aujourd’hui avec une caméra amateure ou un smartphone ? Des fonds alloués au développement de formes également accessibles via un usage créatif du son et de la vidéo ne seraient-ils pas plus utiles ? Quid des publics qui découvrent le spectacle vivant à travers de simple captations audiovisuelles (d’autant plus lors de tournages sans public) et qui ne peuvent pas faire appel à leur expérience spectatorielle passée, en salle, pour prendre conscience de ce qui ne leur est pas transmis ? Qui des effets de marque, de la large captation de public par des lieux et artistes de renommée ? Peut-on réfléchir à une limitation volontaire des jauges virtuelles et à des modalités d’encadrement pour limiter les risques de substitution à la coprésence (notamment du fait d’un effet d’aubaine en matière de logistique et de coût pour les prescipteurs en lien avec certains publics) ?

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  • nous souhaitons encourager le développement de pratiques low-tech, ou bien low code voire no code, faisant usage de l’existant avec créativité. L’objectif est ici de limiter la fracture technologique qui renforce les inégalités de moyens et d’accès aussi bien pour les équipes artistiques et techniques que pour les lieux culturels et les publics ;

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  • nous pensons que cette mutation des modes de partage des arts avec le public peut aussi être l’occasion de travailler sur des pratiques éco-responsables. Sans nous donner l’illusion d’une possibilité d’impact zéro, nous sommes convaincus que de nombreux leviers existent et notamment qu’un développement du distanciel non numérique, ou d’un numérique moins gourmand, pourraient participer à l’effort collectif qui s’impose.

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  • quand il s’agit de penser notre marge de manœuvre face au contexte sanitaire, nous pensons essentiel de recourir nous-mêmes à l’information scientifique disponible et de définir nos réflexions et nos actions à la fois par rapport à : la loi, l’éthique et le bon sens. Les décisions légales, qu’il s’agisse des interdictions ou des autorisations, peuvent et doivent être interprétées, des marges de tolérance doivent parfois être identifiées et saisies, des précautions supplémentaires doivent parfois les accompagner ;

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  • nous laissons ici un peu de marge pour la rédaction d’autres points à l’avenir.

Par la rédaction de ces appels, nous avons souhaité lancer des pistes pour permettre aux personnes intéressées de se joindre à nous, selon différents modes d’engagement. Si vous avez l’idée d’autres formes de participation, n’hésitez pas à nous en faire part sur contact@lamargeheureuse.com

Appel aux artistes et technicien.ne.s (spectacle vivant, arts visuels, cinéma, jeux vidéo, etc.)

Pour ce programme de recherche, nous proposons aux artistes et technicien.ne.s du spectacle vivant, des arts visuels, du cinéma, etc. de nous rejoindre pour, a minima :

  • se manifester pour faire connaître leurs propres avancées sur (axe 1) des dispositifs d’accueil public covid-compatibles ayant donné lieu à un partage en coprésence, ou ayant été imaginés dans cet objectif, et/ou (axe 2) sur des formes de spectacle vivant hybrides présentiel/distanciel, multicanal, et si possible interactives (un document à compléter, en cours de rédaction, sera l’outil de cette collecte, au sujet de laquelle vous pouvez d’ores et déjà nous contacter),
  • assister à des conférences donnant la parole à des personnes partageant leur savoir, leurs compétences et leurs expériences au sujet des avancées concernant nos deux axes de recherche (virus et circulation d’air, liens avec le jeu vidéo, etc.), accessibles en présentiel et en distanciel, en amont des sessions de travail pratique pour le groupe restreint.

Nous recherchons également des artistes et technicien.ne.s (écriture, jeu, scénographie, muséographie, mise en scène, costume, son, éclairage, architecture, vidéo, réalisation, peinture, sculpture, design, programmation informatique, etc.) qui ont mis en place ou imaginé :

  • des dispositifs spécifiques d’accueil public en présentiel pour organiser des spectacles, expositions, concerts… malgré les contraintes sanitaires (ex : concerts avec public en voiture, criées dans des cours d’immeubles, etc.)
  • des temps de représentation/visite/partage en multicanal, et donc accessibles SIMULTANÉMENT via DIFFÉRENTS CANAUX (au moins 2 : coprésence, live sur réseau social, web-based performance, audio du téléphone, webradio, etc.) avec une volonté de travailler sur l’INTERACTIVITÉ.

Nous sélectionnerons les membres d’un groupe de recherche pratique qui seront invités à :

  • participer à des sessions de travail collectives (à Clermont-Ferrand au printemps 2021 pour la préfiguration et peut-être simultanément, ou au moins plus tard au cours du programme, dans d’autres villes, en fonction des avancées) pour ensuite
  • travailler en résidence dans un lieu d’accueil afin de mener des expérimentations autour d’une piste de dispositif identifiée/inventée avec le groupe (recherche de financement en cours pour rémunérer ce travail),
  • partager/expérimenter avec le public et les autres membres du groupe lors d’une restitution, en multicanal et interactive, à la fin du temps de travail.

Contact : contact@lamargeheureuse.com

Appel aux structures accueillant du public ou des artistes auprès de leurs usagers (salles de spectacle, musées, médiathèques, ehpad, milieu hospitalier, etc.)

Les liens possibles entre ce programme de recherche et une structure culturelle accueillant du public sont les suivants :

1/ en lien avec le groupe de recherche local à Clermont-Ferrand (1ère étape a priori au printemps 2021) et dans d’autres villes pour les étapes suivantes :

  • assister à (accueillir?) des conférences donnant la parole à des personnes partageant leur savoir, leurs compétences et leurs expériences au sujet des avancées concernant nos deux axes de recherche (virus et circulation d’air, liens avec le jeu vidéo, etc.), accessibles en local et distant, en amont des sessions de travail pratique pour le groupe restreint,
  • participer à des sessions de travail collectives en local aux côtés des équipes artistiques et techniques,
  • accueillir une équipe artistique et technique en résidence pour lui permettre d’expérimenter sur une piste de dispositif identifiée/inventée avec le groupe de recherche (mise à disposition d’espace, budget de résidence, partage avec le public en fin de travail).

2/ en lien avec la collecte de pratiques, relayer auprès de nous des initiatives repérées concernant :

  • des dispositifs d’accueil public covid-compatibles en présentiel ayant donné lieu à une représentation ou ayant été proposés dans cet objectif
  • des formes de spectacle vivant hybrides présentiel/distanciel, multicanal, interactives

3/ en lien avec notre objectif stratégique :

  • faire connaître la démarche de ce groupe de recherche dans vos réseaux
  • soutenir la proposition, en fin de travail du groupe, de « nos » dispositifs « covid-compatibles » chartés pour évaluation par Ministères santé/culture et transmission au Ministère de l’intérieur puis aux préfectures et collectivités
  • Promouvoir un mode de soutien à la création adapté à la situation actuelle, qui met en avant la nécessaire expérimentation en cette période, plutôt que de conditionner l’adaptation des pratiques artistiques selon des schémas dépassés (captation filmée, etc.)

Contact : contact@lamargeheureuse.com

Appel aux organismes pouvant contribuer au financement de notre action

Les liens possibles entre ce programme de recherche et un organisme pouvant aider à son financement sont les suivants :

1/ en lien avec le groupe de recherche local à Clermont-Ferrand (1ère étape a priori au printemps 2021) et dans d’autres villes pour les étapes suivantes :

  • financer l’intervention d’experts lors de conférences (virus et circulation d’air, liens avec le jeu vidéo, etc.), accessibles en local et distant, en amont des sessions de travail pratique pour le groupe restreint
  • financer l’accueil d’une équipe artistique et technique pour travailler en expérimentant sur une piste de dispositif identifiée/inventée avec le groupe de recherche (mise à disposition d’espace, budget de résidence, partage avec le public en fin de travail)

2/ en lien avec la collecte de pratiques,

  • financer le travail de recherche d’étudiant.e.s en master/doctorat et/ou d’un laboratoire universitaire sur des initiatives repérées concernant des dispositifs d’accueil public covid-compatibles en présentiel, ou des formes de spectacle vivant hybrides présentiel/distanciel, multicanal, interactives
  • financer la mise en place d’une plateforme de partage de cette collecte auprès des professionnel.le.s du spectacle vivant et du milieu universitaire

3/ en lien avec la pérennisation de cette démarche

  • financer un poste de coordination des actions de La Marge Heureuse pour permettre de rassembler, d’organiser et de communiquer au mieux

Contact : contact@lamargeheureuse.com

Appel aux organisations professionnelles

Les liens possibles entre ce programme de recherche et une organisation professionnelle sont les suivants :

1/ en lien avec le groupe de recherche local à Clermont-Ferrand (1ère étape a priori au printemps 2021) et dans d’autres villes pour les étapes suivantes :

  • organiser des conférences avec experts (virus et circulation d’air, liens avec le jeu vidéo, etc.), accessibles en local et distant, en amont des sessions de travail pratique pour le groupe restreint

2/ en lien avec la collecte de pratiques, relayer auprès de nous des initiatives repérées concernant :

  • des dispositifs d’accueil public covid-compatibles en présentiel ayant donné lieu à une représentation ou ayant été proposés dans cet objectif
  • des formes de spectacle vivant hybrides présentiel/distanciel, multicanal, interactives

3/ en lien avec notre objectif stratégique :

  • faire connaître la démarche de ce groupe de recherche dans vos réseaux
  • soutenir la proposition, en fin de travail du groupe, de « nos » dispositifs « covid-compatibles » chartés pour évaluation par Ministères santé/culture et transmission au Ministère de l’intérieur puis aux préfectures et collectivités
  • Promouvoir un mode de soutien à la création adapté à la situation actuelle, qui met en avant la nécessaire expérimentation en cette période, plutôt que de conditionner l’adaptation des pratiques artistiques selon des schémas dépassés (captation filmée, etc.)

Contact : contact@lamargeheureuse.com

État d’avancement et soutiens : les démarches liées au programme « Avoir Lieu » ont été lancées en octobre 2020.

  • les actions de La Marge Heureuse sont soutenues depuis trois ans par Anis Gras, le lieu de l’autre (Arcueil, 94) qui accueillera en mai 2021 une session de travail « Avoir Lieu » pour ses résidents ;
  • le compagnie La TraverScène, qui accompagne cette initiative depuis ses débuts, met à disposition ses moyens de productions, comme notamment l’accès à des numéros de téléphone dédiés pour accueillir des expérimentations par téléphone ;
  • la Ville de Clermont-Ferrand (63) via l’équipement municipal La Cour des Trois Coquins où auront lieu une partie des séances de travail ;
  • l’équipe du Théâtre du Pélican associera des groupes d’adolescents à cette recherche afin de mieux comprendre leurs usages des réseaux sociaux et autres plateformes d’interaction, ainsi que pour penser avec eux les perspectives que cela peut ouvrir au spectacle vivant pour demain ;
  • Le Tremplin est un équipement municipal de la Ville de Beaumont (63), aidant à la professionnalisation des équipes artistiques et techniques émergentes et accompagnant les pratiques amateures en musiques actuelles. Son équipe s’associe à La Marge Heureuse pour développer l’expérimentation sur les axes du programme « AVOIR LIEU » dans le domaine des musiques actuelles, aussi bien au niveau de la création, de la diffusion que de l’utilisation des outils de communication et de médiation autour et pour les temps de concert partagés.
  • le collectif Zaoum – Espace d’artistes, parmi lesquels un psychiatre hospitalier et plusieurs artistes intervenant régulièrement en milieu hospitalier, accompagnent cette recherche : dispositifs, espaces, habitus hospitalier, effets (thérapeutiques ?) de surcroît… afin que chacun trouve sa (juste) place et que s’opère le partage avec l’autre : patients, équipes soignantes, artistes ;
  • d’autres lieux culturels soutiendront ce programme de recherche à travers l’accueil d’équipes artistiques et techniques (résidences, sessions) en lien avec le groupe de recherche. Elles pourront ainsi expérimenter avec un public qui doit être impliqué dans cette évolution des usages ;
  • le Conservatoire à Rayonnement Régional de Clermont-Ferrand associera notamment des professeurs et des élèves à nos groupes de travail ;
  • Labo ACTé, Université Clermont-Auvergne : avec notamment Raphaël Blanchier, Maître de conférences en anthropologie de la danse, rattaché à l’UFR STAPS et au laboratoire, pour différents aspects du projet, tels que la documentation ethnographique des processus de recherche artistique et d’interaction médiée, l’animation d’ateliers réflexifs et théoriques, la rédaction de comptes-rendus ou l’organisation des tables-rondes et journées d’étude ;
  • UR Scènes du monde, Université Paris 8 : avec plusieurs membres de l’équipe, en particulier Nathalie Coutelet, enseignante chercheuse (MCF HDR) et Giuseppe Burighel, docteur et chercheur associé, pour l’organisation des journées d’études et d’ateliers collaboratifs artistes/chercheurs dans le cadre des sessions de travail en groupe ;
  • Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain, UMR 8177 -EHESS/CNRS : en particulier avec Sylvie Roques, chercheure associée HDR pour l’organisation de journées d’études et ateliers collaboratifs artistes/chercheurs dans la cadre des sessions de travail en groupe.
  • d’autres partenariats sont en cours d’élaboration avec le milieu universitaire ;
  • nous sommes en liens avec les institutions pouvant soutenir cette action aussi bien financièrement qu’au niveau logistique et stratégique : DGCA (Mission recherche), DRAC, Régions AURA et IDF, Départements 63 et 94, et aussi des associations, organisations professionnelles et syndicats : notamment l’ANRAT, InterSCTICES, les EAT (Écrivains Associés du Théâtre), le SNMS (Syndicat National des Metteurs en Scène) et l’antenne régionale Auvergne Rhône Alpes du SYNAVI (Syndicat National des Arts Vivants) qui s’intéressent vivement à cette démarche. Contact est pris avec des partenaires plus techniques, notamment pour des interventions d’experts sur la propagation des virus respiratoires par circulation d’air en lieu clos.
  • si vous souhaitez nous accompagner, contactez-nous : contact@lamargeheureuse.com

Responsable du programme : Julien Daillère, à l’initiative de La Marge Heureuse. Auteur, comédien, metteur en scène, responsable artistique de la compagnie La TraverScène, docteur en arts du spectacle de l’Université des Arts de Târgu-Mures (RO) et en littérature française et comparée de CY Cergy Paris Université.

Coordination : Pauline Vigey, Accompagnatrice de projets culturels dans les domaines du spectacle vivant et arts visuels.

Comité de pilotage constitué d’artistes et universitaires dont les recherches théoriques et pratiques rejoignent toutes, de manières complémentaires, certains aspects de notre programme (présentation par ordre alphabétique) :

Céline Ahond, Artiste visuelle et performeuse. Pour son travail de performeuse à travers le téléphone.

Clotilde Amprimoz, Chorégraphe et réalisatrice, ChoréACtif ou association pour la création interdisciplinaire. Pour son analyse de l’image et du geste filmé.

Marion Arnoux, Plasticienne, chargée d’édition, coordinatrice de ZAOUM’ Espace d’artistes. Pour son expérience d’artiste interventante en milieu médicalisé et pour penser, tout au long du programme, le lien avec la publication qui suivra et dont elle assurera l’édition.

Yolande Barakrok, Scénographe, plasticienne, comédienne de théâtre, cie Les Barbaries de Barakrok. Pour son expérience sur le théâtre en vitrine et sa recherche à la croisée des chemins entre mouvement, mots, manipulation : d’objets, de marionnettes, d’espaces et d’images.

Raphaël Blanchier, Maître de conférence en anthropologie de la danse, Laboratoire ACTé (Activité, Connaissance, Transmission, éducation), Université Clermont-Auvergne. Pour une approche ethnographique des processus de création dans les arts de la scène.

Giuseppe Burighel, Docteur en théâtre et danse, Équipe d’Accueil « Scènes du monde », Université Paris 8. Enseignant chercheur à l’université de Paris 8 et à l’université de Tours. Ses domaines de recherche sont l’Histoire du théâtre et de la danse, la Performance et les dramaturgies contemporaines, les discours de l’art, la culture et la civilisation italiennes.

Nathalie Coutelet, Maîtresse de conférence HDR, département Théâtre, Équipe d’Accueil « Scènes du monde », Université Paris 8. S’intéresse aux formes minorées du spectacle vivant, XIXe-XXe siècles (théâtres à côté, spectacles en marge).

Anne-Sophie Emard, Artiste plasticienne. Pour son travail sur le lien entre spectacle vivant et vidéo, notamment via le binôme qu’elle forme avec le régisseur Pierre Levchi, Dersu & Uzala, dédié aux dispositifs scéniques de l’image et de la lumière.

Arianna F. Grossocordón, Metteuse en scène, comédienne, dir. artistique Societat Valentinas. Pour sa démarche multidisciplinaire autour des rapports entre corps physique et monde numérique, et pour son expérience en théâtre gestuel et mime, en espace public et en salle.

Mathilde Gentil, Metteuse en scène, directrice artistique GOSH Cie. Pour son travail sur l’interactivité au théâtre ; entre jeu, vidéo et performance.

Nicolas Guillemot, Comédien et photographe, collectif Pris dans les phares. Pour l’adaptation d’une pièce de théâtre d’ombre en petite forme, en tournée en milieu scolaire pendant la crise sanitaire, et pour ses installations photographiques lors de créations théâtrales.

Ervina Kotolloshi, Chercheure en études théâtrales, associée à l’IRET – Institut de Recherches en Etudes théâtrales, unité de recherche – EA 3959. Pour ses recherches sur le théâtre en lien avec les nouvelles technologies, les arts numériques et les réseaux socionumériques.

Sylvie Roques, Comédienne, chercheure associée HDR – Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain – UMR 8177- (EHESS/CNRS) et enseignante (EHESS). Pour ses recherches sur l’exploration des formes scéniques performatives et la recherche-création.

Laurette Tessier, Comédienne, metteure en scène, collectif Pris dans les phares. Pour son travail sur le Culture Truck d’Anis Gras, le Lieu de l’Autre, pendant la crise sanitaire et la démarche de création annuelle in situ en lieux insolites ou dans l’espace public depuis 2015.

Deux groupes de travail constitués à l’automne 2021, sur décision du comité de pilotage (un dans le Puy-de-Dôme, un en Île-de-France) pour des sessions de recherche et expérimentations pratiques en 2022.

Les membres de l’association La Marge Heureuse, aidant à la collecte et au partage des informations utiles au collectif, concernant les deux axes de travail du programme « Avoir Lieu ».